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gratuites et ouvertes à tous
LES CONFÉRENCES DU JEUDI
à 10h
Jeudi 15 octobre – Auditorium du MA.AT
Béatrice LABERGERIE, docteur en éducation, carriérologie et éthique
Simone Weil, philosophe incandescente : 1909 – 1943
L’adjectif « incandescente » est souvent utilisé pour désigner Simone Weil en raison de l’intensité de sa pensée, de son engagement intellectuel et moral ainsi que la passion qui transparaît dans ses écrits et ses activités. Ce terme met en lumière la manière dont sa vie et son œuvre brûlent d’une force particulière illuminant les questions complexes de l’existence humaine.
Sa vie très courte a été traversée par une quête incessante de la Vérité et de la Justice. Elle l’a emmenée très loin sur les chemins de la philosophie : de la vie d’une intellectuelle en prise avec le réel (son travail en usine, ses engagements dans la cause politique) jusqu’à l’élaboration d’une œuvre fulgurante. Nous parcourrons son chemin de vie depuis ses premiers écrits jusqu’à l’ultime rencontre mystique dont l’incandescence irradiera ses derniers textes L’Enracinement et La pesanteur et la grâce.
Jeudi 19 novembre – Auditorium du MA.AT
Philippe MAURIN, cardiologue, expert judiciaire
Le rôle du médecin expert : une interface entre le juge et la victime
À l’origine, cette discipline vise surtout à déterminer les causes d’un décès et à identifier les individus, parfois longtemps après les faits. Avec le temps, l’expertise médicale s’étend à l’évaluation du dommage corporel dans les affaires civiles, pénales ou administratives, notamment lorsqu’un tiers est responsable.
Le médecin expert devient un acteur essentiel dans la reconnaissance, l’analyse et la réparation des préjudices subis par la victime. Les textes historiques rappellent également les exigences formelles des rapports médicaux, leur nécessaire impartialité, ainsi que les procédures imposées par les juges pour garantir la validité et la neutralité de l’expertise.
Jeudi 3 décembre – Auditorium du MA.AT
Hervé Baillon, vétérinaire inspecteur, consultant formateur en sécurité sanitaire des aliments
L’assassin est-il dans votre assiette ?
Face à une actualité parfois alarmante, dans un climat de doute entretenu par les médias, pas toujours à bon escient, le consommateur s’interroge légitimement sur la qualité des aliments aujourd’hui à sa disposition.
Comprendre les mécanismes de gestion des risques et le comment des accidents, c’est combattre la peur et retrouver la confiance dans l’alimentation, composante essentielle du bien vivre !
18 décembre - Auditorium du MA.AT
Marie-Catherine HUET-BRICHARD, Professeur émérite de l’Université Toulouse-Jean-Jaurès
Le Paris d’Émile Zola dans Une page d’amour
Émile Zola aime Paris : il s’en est fait le photographe, le sociologue, l’anthropologue. L’action du roman Une page d’amour se déroule à Passy, mais Paris y joue le rôle d’un témoin ou d’un chœur commentant un opéra tragique, incarnation d’une force inhumaine ou fatale.
Lectures de Philippe Laveau
Jeudi 21 janvier – Auditorium du MA.AT
Béatrice Bordenave-Tresmontan, docteure en histoire, langues et littérature de l’Antiquité - professeure de lettres classiques retraitée
Œdipe roi : « le premier polar de l’Humanité »
Chacun connaît, ou croit connaître l’histoire d’Œdipe, souvent par son seul nom dans le fameux complexe psychanalytique. C’est essentiellement par la tragédie du poète grec Sophocle au Ve siècle av. J.-C., Œdipe roi, que le mythe nous est parvenu. Mais un mythe connaît de nombreuses variantes et certains choix effectués par Sophocle ne sont pas anodins. L’écriture de la tragédie ne l’est pas moins, révélant une structure qui l’apparente au genre policier que nous connaissons.
Pour le spectateur athénien de l’époque de Sophocle, il n’y avait aucune surprise dans le sujet des tragédies représentées : pour leur grande majorité, elles empruntaient aux mythes qui lui étaient connus. Le plaisir du spectateur averti provenait par conséquent du traitement de la matière par le dramaturge. Devenons pour un instant ce spectateur et intéressons-nous à Œdipe roi comme le « premier polar de l’Humanité » selon les termes d’André Malraux.